MOBILIER & OBJETS D’ART - ART D'ISLAM
VENTE AUX ENCHÈRES - LYON - 10 JUIN 2024


DE BAECQUE & Associés annonce la vente d'un important ensemble de manuscrits Ottomans issus d’une collection privée mais aussi d'un coffret et de diverses faïences. Ces joyaux d'Art Islamique estimés jusqu'à 50 000 € seront proposés aux enchères le 10 juin à Lyon.
 

          
Important Coran attribué à Sheykh Hamdullah

Encre, pigments polychromes et or sur papier

Turquie, début du XVIe siècle, Empire Ottoman, luxueusement relié au XIXe siècle (travail de conservation avec quelques éléments ajoutés au décor)

20,3 x 14,8 x 4,5 cm


30 000 – 50 000 €


Ce splendide Coran du début du XVIe siècle a été attribué au célèbre calligraphe Sheykh Hamdullah (mort en 1520), par un groupe de calligraphes et d'experts en calligraphie ottomans de premier plan à la fin du XIXe siècle.

À la fin du manuscrit se trouve un cartouche enluminé, contenant un texte daté de Safar 1307 (1889), indiquant que ce groupe d'experts a examiné ce Coran et, affirme qu'il s'agit de l'œuvre du maître calligraphe Sheykh Hamdullah, connu sous le nom de "Ibn al-Sheykh" à son apogée. Chaque membre de ce comité de calligraphes a apposé sa signature et son sceau personnel, sous le cartouche enluminé, pour confirmer cette opinion. Ces célèbres calligraphes connaissaient le style et la main de Hamdullah, en particulier Yahya Hilmi Efendi et Hasan Rıza Efendi, les plus grands spécialistes du naskh de leur époque. Les signatures et les sceaux qui apparaissent sur ce cartouche sont, de droite à gauche, les suivants :


 

1.              Seyyid Ahmed 'Arif. Connu sous le nom de Bakkal (l'"épicier"). Au-dessus de sa signature et de l'empreinte de son sceau, le mot "Filibevi" a été inscrit. Né en 1286/1830 à Filibe (Plovdiv), aussi appelé Hacı Arif Efendi, il obtient son diplôme de calligraphe auprès de Hafız İsmail Efendi et se rend à Istanbul où il ouvre une épicerie. À Istanbul, il rencontre le célèbre calligraphe Şevki Efendi qui, reconnaissant son talent, accepte de le prendre comme élève. Après avoir remporté un concours pour devenir professeur de calligraphie à la mosquée Nuruosmaniye, il ferme son épicerie. Il meurt en 1327/1909. (Rado, p. 23)


 

2.              Sami Efendi. Né à Istanbul en 1253/1838, il était maître de plusieurs styles d’écritures et reconnu comme l'un des principaux calligraphes de son temps. Il était particulièrement célèbre pour ses compositions dans le style de thuluth connu sous le nom de celi. Il a été employé pendant un certain temps comme secrétaire au Conseil impérial et a enseigné au palais royal. Ses compositions ornent de nombreuses mosquées et structures publiques d'Istanbul, notamment les mosquées Cihangir et Altunizade, la fontaine de la mosquée Yeni, la mosquée Nallı, la porte du Kapali Çarşi. De nombreux calligraphes célèbres, dont Riza Efendi (voir ci-dessous), comptent parmi ses élèves. Il fut paralysé dans ses dernières années et mourut en 1330/1912 (Rado, p. 240-241 ; Derman, p. 142-144).


 

3.              Yahya Hilmi Efendi. Né à Istanbul en 1249/1833, il étudie avec Ahmet Hazım, Mehmed Haşim Efendi et Halil Zühdi Efendi et devient l'un des plus grands calligraphes de naskh de son temps. Il a servi au bureau du ministère de la guerre, dont il a gravi les échelons jusqu'à en devenir le directeur. Lorsqu'il a apposé son sceau sur ce Coran, il a signé en tant que mümeyyiz (inspecteur) de la troisième division du ministère de la guerre (Rado, p. 233-234 ; Derman, p. 138).

4.              Seyyid Ahmed Hilmi. Originaire de Crète, il s'installe très jeune avec sa famille à Istanbul et étudie avec les célèbres calligraphes şefik Bey et Mustafa İzzet Efendi. Ici, il a signé son empreinte de sceau en tant que membre du Conseil des orphelins et des veuves.


 

5.              Hasan Rıza Efendi. Né à Üsküdar, Hasan Rıza Efendi fut l'élève de Yahya Hilmi et, comme son maître avant lui, devint l'un des plus célèbres calligraphes en naskh de la fin de la période Ottomane. Après un séjour à Tirnova, où son père était directeur de la poste, il est retourné à Istanbul où il a étudié avec les grands maîtres de l'époque, tels que Şefik Bey, Mustafa Izzet Efendi et Sami Efendi. Il est imam puis professeur de calligraphie à l'Imperial College of Music (Rado, p. 249-251 ; Derman, p. 156). C'est avec ce dernier titre qu'il a signé ici son empreinte de sceau.


 

6.              Abdullah Muhsinzade. Il était le petit-fils de l'homme d'État Damad Mahmud Pacha et le fils de Mehmed Bey, le directeur des écuries impériales. Il est né en 1832 à Kuruçeşme. Il est employé dans divers ministères et remplace le célèbre calligraphe Şevki Efendi comme professeur de calligraphie à l'école de formation des scribes militaires en 1877. Le sultan Abüldhamid II lui conféra alors le titre de reisü'l-hattatin (calligraphe en chef), et c'est avec ce titre qu'il a apposé son sceau ici. Il étudia d'abord avec Hafız Mehmed Efendi, puis avec Mustafa Izzet Efendi, qui reconnut immédiatement le talent de son élève. Il mourut en 1894 d'une attaque d'apoplexie alors qu'il cultivait son jardin à Kuruçeşme (Rado pp. 230-231 ; Derman, p. 128).


 

Le plus célèbre calligraphe ottoman de toutes les époques, Sheykh Hamdullah, est considéré comme le fondateur d'un style de calligraphie ottoman distinctif, en particulier en ce qui concerne le naskh. Il est né à Amasya dans le deuxième quart du XVe siècle, d'un père Sheykh, Suhrawardi de Boukhara, raison pour laquelle il signait souvent ses œuvres "Ibn al-Sheikh" ou "fils du Sheykh". À Amasya, il étudia avec Khayr al-Din Mar'ashi, un adepte du style du grand calligraphe Yaqut al-Musta'simi. Hamdullah fit la connaissance du prince ottoman Bayezid alors que ce dernier était gouverneur à Amasya. Après que le prince fut monté sur le trône sous le nom de Bayezid II en 1481, le calligraphe l'accompagna à Istanbul où il fut attaché à la cour du sultan. À Istanbul, il étudie les manuscrits des maîtres précédents, en particulier ceux de Yaqut, et développe son propre style. On dit que le Sultan l'estimait tellement qu'il tenait son encrier et plaçait un coussin derrière son dos. Bien qu'il maîtrisât les six écritures canoniques, c'est pour sa maitrise du naskh qu'il était particulièrement réputé. L'estime dont il jouissait se reflète dans l'épithète par laquelle il est fréquemment désigné - qiblat al-kuttab, le "pilier du calligraphe". Cette expression peut aussi se comprendre dans le sens de celui qui donne la direction à suivre, tel un phare. (Derman, pp. 46-48).


 

Il est souvent dit que Hamdullah aurait écrit 47 copies du Coran (Derman, p. 46). Six corans portant la signature de Sheykh Hamdullah ont été réalisés entre 1492 et 1508.


Trois exemplaires se trouvent au Topkapı Saray (YY913, A 5, EH 71, EH 72), un au Musée des Arts turcs et islamiques (T.402) et un à la Bibliothèque universitaire d'Istanbul (A.6662). Un Coran qui lui est attribué se trouve dans la collection de l’Aga Khan (Falk, n° 105). Des copies du Coran qui lui sont attribuées sont également apparues occasionnellement sur le marché de l'art. Il mourut à la fin de l’an 926 de l’hégire (1520).

Son aura était telle que les calligraphes débutants avaient l’habitude d’aller enterrer leurs calames une semaine dans le sol, près de sa tombe, espérant obtenir un peu de sa force intellectuelle, comme le rapportent différents auteurs tels Derman et Schimmel.


 

Le style de la calligraphie élégante et proportionnée de ce Coran est tout à fait conforme au style de Hamdullah, et clairement réalisée de la main d’un maître du plus haut niveau. Le style associé à Hamdullah se caractérise par la clarté des formes des lettres ainsi que par un rythme distinct créé par l'alternance de densité et d'espace, de sorte que, tandis que les sections médianes des mots sont parfois étirées de façon inattendue (comme dans le mot yuqīmūna au f. 3a), les mots commençant et se terminant par certaines lettres s'entrecroisent souvent (voir par exemple la façon dont la lettre finale T est placée à l'intérieur du mot), comment la lettre finale Tā du mot al-sirāT rejoint presque l'alif du mot suivant al-mustaqīm sur le f. 3a). Bien que l'enluminure ne soit pas aussi brillante ou aussi élaborée que celle des Corans royaux copiés par Hamdullah (voir par exemple TKS EH 71, illustré dans Roxburgh, cat. No. 253 ; TIEM 402, publié dans Unustasi, cat.no. 98) et a été clairement redécoré par endroits au XIXe siècle, il est néanmoins tout à fait typique des corans de luxe du début du XVIe siècle. La double page d'ouverture de l'enluminure, dominée par l'or de différentes couleurs et textures, le bleu foncé et le noir, composée de rosettes placées au centre de groupes de quatre palmettes, est très similaire, bien que plus subtilement colorée, à celle que l'on trouve sur un coran du Musée des Arts turcs et islamiques (TIEM 397, illustré dans Unustasi, pp. 389-389). Le bifolio d'ouverture enluminé avec des rangées de palmettes fendues à remplissage noir et des titres de sourates en riqa' blanc est également similaire à ceux trouvés sur le TIEM 397 (ibid., pp. 390-391) ainsi que sur d'autres corans de la période, y compris deux autres corans du Musée des Arts turcs et islamiques (TIEM 97, daté de 913/1507-8, illustré dans ibid., pp. 374-375 et TIEM 104, illustré dans ibid., pp. 396-397).


Le manuscrit s’achève sur un bifolio orné de deux shamsa finement enluminées.


Ce coran comporte une luxueuse reliure en cuir au décor profondément estampé et doré. Le décor central est composé de mandorles sur fond de motifs de rinceaux, et les marges de frises de nuages tchi en relief alternées de palmettes et fleurettes. Les contreplats et les gardes sont ornés de grandes mandorles à fond rose et à décor de palmettes dorées, avec des rosettes d’argent sur fond vert. Le sertab, partie recouvrant la tranche, comporte un cartouche calligraphique Coran (56 :79) « que seul les purifiés touchent ». Le mikleb (rabat) est orné d’un décor estampé en suite des plats.


Il est accompagné de sa pochette au décor de palmettes dorées, dont les tranches reprennent le fin décor végétal appliqué à l’or sur les tranches des pages du manuscrit.


 

BIBLIOGRAPHIE


 

M. Uğur Derman, Letters in Gold : Ottoman Calligraphy from the Sakıp Sabancı Collection, Istanbul, New York, 1998.

M. Uğur Derman, Calligraphies Ottomanes, collection du musée Sakıp Sabancı, Université Sabancı, Istanbul, New York, 1998.             

T. Falk, éd, Trésors de l'Islam, Genève, 1985, n° 105.

M. Farhad & S. Rettig, The Art of the Qur’an, treasures from the Museum of Turkish and Islamic Arts, Smithsonian Institution, Freer Gallery of Art and the Arthur M. Sackler Gallery, 2016.

F. E. Karatay, Topkapı Sarayı Müzesi Kütüphanesi Arapça Yazmalar Kataloğu, I. Kur'an, Kur'an ilimleri, Tefsirler, Istanbul, 1962.

Şevket Rado, Türk Hattatları, Istanbul, 1984.

David J. Roxburgh, Turks : A Journey of A Thousand Years, 600-1600, Londres, 2005.

Schimmel Annemarie, Calligraphy and Islamic Culture, New York University Press, 1984.

Müjde Unustasi (ed), 1400. yilinda Kur'an-i Kerim. Türk ve islam Eserleri Müzesi Kur'an-i Kerim Koleksiyonu, Istanbul, 2010.

 

LOT n°27

Important Coran attribué à Sheykh Hamdullah Encre, pigments polychromes et or sur papier Turquie, début du XVIe siècle, Empire Ottoman, luxueusement relié au XIXe siècle (travail de conservation avec quelques…

 
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Beau Coran Ottoman copié par al-Uskudari (Seyyid Salih Salahi Hafiz Üsküdari)

Encre, pigments polychromes et or sur papier

Turquie, daté 1203 AH / 1788-89 AD

19,3 x 12,9 x 3,3 cm


4 000 – 6 000 €
 

Le colophon enluminé à la fin de ce beau manuscrit nous indique qu’il a été copié par al-Sayyid Salih al-Salahi Hafiz, connu sous le nom d’al-Uskudari (Seyyid Salih Salahi Hafiz Üsküdari), en l’an 1203 de l’Hégire (1788-89). Il s’agit vraisemblablement de Mehmed Salih Efendi, aussi connu en tant que Hafiz Çemşir (l’épée) en raison de la fermeté de son geste calligraphique. Calligraphe hautement estimé de son temps, il était également calligraphe instructeur au palais royal. Il réalisa les inscriptions sur deux fontaines, dans l’Atmeydan (ancien hippodrome) et à Yenibahçe. Il meurt en 1236 AH (1820 AD). (Şevket Rado, Türk Hattatları, Istanbul, 1984, p. 195.)


Le manuscrit s’ouvre sur un bifolio richement enluminé en polychromie et or de mandorles, arabesques et motifs floraux foisonnants, frises de grecques et cartouches fleuronnés, encadrant les premiers versets du Coran rédigés dans des nuages sur fond doré. La suite du manuscrit se compose d’un texte réparti sur 15 lignes par page dans des filets d’encadrement dorés et polychromes, avec titres de sourates et vignettes marginales délicatement enluminés. Le folio final comporte le colophon dans un médaillon polychrome.


La belle reliure en cuir brun est à décor profondément estampé formant des mandorles, à décor doré sur les fonds formant des motifs de rinceaux et nuages tchi en négatif. Elle comporte sur le sertab (partie recouvrant la tranche) un verset coranique (56:79 « Que seuls les purifiés touchent »). Il est accompagné de sa pochette au riche décor estampé et doré.

 

LOT n°25

Beau Coran Ottoman copié par al-Uskudari (Seyyid Salih Salahi Hafiz Üsküdari) Encre, pigments polychromes et or sur papier. Turquie, daté 1203 AH / 1788-89 AD H. 19,3 cm - L. 12,9 cm - P. 3,3 cm AR Le…

 
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Beau Coran Ottoman copié par Kazasker Mustafa ‘Izzet Efendi

Encre, pigments polychromes et or sur papier

Turquie, Istanbul, daté 1283 AH / 1866-67 AD

19 x 12,4 x 3,6 cm


6 000 – 8 000 €


Ce Coran de grande qualité s’achève sur diverses prières (dont une dédiée au Sultan ‘Abdülaziz), puis est signé par « l’esclave de la maisonnée du manteau » (bende-i al-i ‘aba) Seyyid ‘Izzet Mustafa, et daté 1283 de l’Hégire (1866-67). C’est ainsi que signait le calligraphe de renom Kazasker Mustafa ‘Izzet Efendi. Né à Tosya en 1216 de l’hégire (1801), il arriva à Istanbul avec sa mère après la mort de son père. Après avoir attiré l’attention du Sultan Mahmud II avec sa parfaite récitation du Coran, il intégra les enseignements du Palais, et fut formé à la calligraphie par le maître Yesarizade Mustaf Izzet Efendi. Il devint ensuite l’un des grands calligraphes de son temps, était aussi un joueur de ney accompli, et obtint la position de Juge Militaire en Chef (Kazasker) de Roumélie, Il mourut en 1293 (1876). Pour sa biographie complète, voir : M.Ugur Derman, Letters in Gold: Ottoman Calligraphy from the Sakıp Sabancı Collection, Istanbul, New York, 1998, pp. 116-118.


Le manuscrit s’ouvre sur un bifolio richement enluminé en polychromie et or de mandorles, arabesques et motifs floraux foisonnants, frises d’entrelacs et cartouches fleuronnés, encadrant les premiers versets du Coran rédigés dans des nuages sur fond doré. La suite du manuscrit se compose d’un texte en fine calligraphie naskh réparti sur 13 lignes par page dans des filets d’encadrement dorés, avec les titres de sourates et les vignettes marginales délicatement enluminés.


La belle reliure en cuir brun est à décor profondément estampé formant des mandorles, à décor doré sur les fonds formant des motifs de rinceaux et nuages tchi en négatif. Elle comporte sur le sertab (partie recouvrant la tranche) un verset coranique (56:79 « Que seuls les purifiés touchent »). Il est accompagné de sa pochette comportant également un riche décor estampé et doré.

LOT n°24

Beau Coran Ottoman copié par Kazasker Mustafa 'Izzet Efendi Encre, pigments polychromes et or sur papier. Turquie, Istanbul, daté 1283 AH / 1866-67 AD H. 19 cm- L. 12,4 cm- P. 3,6 cm AR Ce Coran de grande…

 
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Coffret Ottoman

Marqueterie de bois, nacre, écaille de tortue, montures en laiton

Turquie, circa 1800, Empire Ottoman

H. 42 cm- L. 53 cm- P. 30 cm


600 - 800 €


Ce coffret est caractéristique des productions en marqueterie d'écaille et de nacre, très appréciées par la cour Ottomane dès la fin du XVIe siècle. Les objets produits à partir du XVIIIe siècle comme ce coffret s’inspiraient du goût baroque Européen en vogue à cette période.

 

LOT n°1

Coffret Ottoman Marqueterie de bois, nacre, écaille de tortue, montures en laiton Turquie, circa 1800, Empire Ottoman H. 42 cm- L. 53 cm- P. 30 cm AR Ce coffret est caractéristique des productions en…

 
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MOBILIER & OBJETS D'ART

lundi 10 juin 2024 14:00

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INFORMATIONS PRATIQUES

Ventes aux enchères
MOBILIER & OBJETS D’ART
Lundi 10 juin 2024 - 14h30
70 rue Vendôme 69006 Lyon

Dates d’exposition publique
Vendredi 7 juin de 10h à 12h et de 14h à 18h
Samedi 8 juin de 9h à 12h
Lundi 10 juin de 9h à 12h

Expert
Art Indien – Art Islamique : Alexis Renard

Renseignements
lyon@debaecque.fr