Lot n° 292
Estimation :
200 - 300
EUR
Result without fees
Result
: 200EUR
[STENDHAL]. DUVERGIER DE HAURANNE, Prosper (1798-1881), homm - Lot 292
[STENDHAL]. DUVERGIER DE HAURANNE, Prosper (1798-1881), homme politique et historien français. L.A.S. adressée à Henri Beyle, dit Stendhal. Milan, 5 octobre 1823. 3 pp. in-4. Adresse au verso du second feuillet avec marques postales. Minime manque de papier par bris du cachet.
Longue et belle lettre.
Duvergier de Hauranne a rencontré les amis de Stendhal à Milan. Il évoque le grand ami de Stendhal Luigi Buzzi, alors à Varèse (Stendhal avait même promis à Buzzi de lui léguer une partie de sa bibliothèque). Clerichetti a pris particulièrement soin de rendre son séjour agréable, Casiraghi l'a présenté au « célèbre » Monti, il a été reçu par la cantatrice Elena Vigano et Luigia Cassera, comtesse Borgia ». A propos de cette dernière, il ironise « Le mariage l'a tout à fait changée […]. Ce n'est plus cet excellent naturel féminin qui procurait tant de jouissance à ses amis […] sans ses belles épaules qui sont restées les mêmes elle serait méconnaissable. Ajoutez à cela qu'elle possède un mari jaloux et soupçonneux qui ne cesse d'avoir un oeil sur elle lorsqu'un étranger lui parle et vous concevez quelle étrange révolution s'est opérée dans ses habitudes. Heureusement elle va faire un voyage à Paris. Ce voyage sera sans doute le signal d'une contre-révolution […] ». Les amis de Stendhal le réclament unanimement mais il préférerait venir le voir rue de Richelieu. Duvergier de Hauranne s'enorgueillit des trésors laissés par les Français dans la ville de Milan et déplore le choc entre les splendeurs du passé (notamment l'arc de triomphe de Simplon) et la médiocrité moderne.
A propos de ROME, NAPLES ET FLORENCE. Duvergier de Hauranne remercie Stendhal pour ses recommandations et ajoute « […] je regrette beaucoup que vous n'y ayez pas joint un volume intitulé Rome, Naples et Florence dont on m'a assuré que vous connaissiez très particulièrement l'auteur. J'ai cherché en vain à me le procurer ici ; mais j'espère être plus heureux à Rome où j'arriverai vers le milieu de novembre. Je ne pensais guère que ces Messieurs du Conclave, si longs ordinairement à nous faire un Pape, accoucheraient si vite en 1823 [élection du Pape Annibale Della Genga, Léon XII] ; et j'espérais bien assister aux cérémonies qui vont suivre l'élection du successeur de Saint Pierre […]. Je m'occuperai un peu moins de la Rome des chrétiens, et un peu plus de celle des antiques Romains ; je crois qu'elle vaut bien l'autre […]. Mille choses à Arthur [Beugnot] ».
Stendhal, Correspondance, Bibliothèque de la Pléiade, II, 123, p. 780 à 782.
My orders
Sale information
Sales conditions
Return to catalogue