Lot n° 276
Estimation :
1200 - 1500
EUR
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: 1 500EUR
STENDHAL, Henri Beyle, dit. L.A.S. « Henri », adressée à sa - Lot 276
STENDHAL, Henri Beyle, dit. L.A.S. « Henri », adressée à sa soeur Pauline Périer-Lagrange, à Grenoble. S.l., 20 janvier 1810. 3 pp. in-4. Adresse au verso du second feuillet avec marque postale. Restaurations en plusieurs endroits. Petit manque de papier par bris du cachet, sans atteinte au texte. Rares et pâles piqûres.
Stendhal reproche à sa soeur et confidente son silence : « Écris-moi donc, mon aimable Pauline. J'accable Faure de questions sur ton compte […]. Il faut absolument que je te donne des intérêts à suivre pour avoir des lettres de toi. M. Charp[entier] a écrit ; mais sa lettre n'a pas eu l'effet désiré, savoir : que M. Mo[ntalivet] en parlât à M. Z. ce qui aurait donné une nouvelle occasion à M. Z. de faire remarquer ma demande. M. M[ontalivet] est très obligeant mais quelle tête résisterait à 1200 demandes pour le même objet ? On peut donc craindre, sans trop d'humilité, qu'il n'oublie net les mérites de M. B[eyle]. Il faut donc que M. Ch[arpentier] écrive et ne parle pas du tout de mes qualités, droits et autres grands mots. Tout cela n'est rien et est moins que rien, car ça ennuie le lecteur.
Tout bonnement : M. B[eyle], cousin de M. D[aru], qui y prend le plus vif intérêt, fils de M. le maire de Grenoble, une lettre de vingt lignes. Si mon oncle veut user son crédit en écrivant à son ami et à M. Bat[aille], il peut m'être très utile ; l'ami est bien aise de montrer son pouvoir. Presse là-dessus mon oncle, mais d'une manière décente ; c'est son intérêt comme le mien. Il est clair qu'étant A[uditeur], je pourrai mieux pousser G[aétan] si je suis Comm[issai]re des Guerres] au fond de l'Espagne […] ».
Stendhal, Correspondance, Bibliothèque de la Pléiade, I, 388, p. 555.
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