CORRESPONDANCE À FRANCIS VIELÉE-GRIFFIN [(Norfolk, USA 1864/ - Lot 65

Lot n° 65
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Estimation :
2000 - 3000 EUR
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CORRESPONDANCE À FRANCIS VIELÉE-GRIFFIN [(Norfolk, USA 1864/ - Lot 65
CORRESPONDANCE À FRANCIS VIELÉE-GRIFFIN [(Norfolk, USA 1864/1937), poète symboliste]. 30 L.A.S., 62 pages formats divers. Paris, 1900-1922. Quelques en-têtes (Plume, Vers et Prose). Longue et très intéressante correspondance littéraire et amicale, entre ces deux figures importantes du mouvement symboliste. «Vous êtes le poète et l'écrivain que j'admire le plus et que j'aime le plus - le seul que je considère vraiment comme mon maître. Je voudrais vous le prouver mille fois. Aucun désaccord de fait ne saura prévaloir contre cela, jamais. Je le disais encore hier à STUART, à MOCKEL et à MOREAS. Qu'il se fasse que - malgré l'intérêt que j'y ai - vous ne veuillez plus collaborer à la Plume, c'est bien simple, je donnerais ma démission. Plus que tout autre, pour ma satisfaction, vous m'êtes nécessaire. Je vous l'ai déjà dit, et je ne mens pas [...]. Que je fus heureux de recevoir votre poème: Aphrodite! Il est beau. Et c'est en tête du troisième numéro que, véritablement, je voudrais le placer. J'étais inquiet pour le second - MOREAS, depuis longtemps nous a donné ses Stances, pour nos premières pages [...]. Ces «Hymnes de Feu» - elles sont à vous - je crois pouvoir les faire entrer à la Revue de Paris. LAVISSE est exactement mon cousin. Hélas! je ne lui ai jamais donné signe de vie. Mais voici de grandes circonstances [...]. Je suis entré en «possession» du secrétariat de la Plume. Tout marchera à souhait, et selon nos prévisions. Le numéro du 1er mai, grâce à vous tout d'abord, je l'espère, sera beau. Et nous continuerons. Je compte sur votre appui et sur votre influence pour mener à bien ce que j'ai entrepris. André GIDE, JAMMES, GHEON et nos amis m'aideront aussi: j'ai leur parole. Stuart MERRIL, bien entendu. Je ne puis encore vous donner une réponse sérieuse concernant le monument BAUDELAIRE. Mais bientôt, vous l'aurez [...]. Je viens de lire l'indigne article d'Octave MIRBEAU. Je sais qu'il ne vous émouvra pas. Mais ce doit être un devoir pieux, pour tous les poèt
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