École française du XIXe siècle d'après Antoine-Denis Chaudet - Lot 118

Lot n° 118
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Estimation :
5000 - 7000 EUR
École française du XIXe siècle d'après Antoine-Denis Chaudet - Lot 118
École française du XIXe siècle d'après Antoine-Denis Chaudet (1763-1810) Paul et Virginie au berceau Modèle en plâtre datant de 1795; fonte de Soyer et Ingé vers 1834 Bronze à patine verte Petites usures à la patine, petites traces d'oxydation Signé 'Chodet' sur le drapé tombant du côté droit du berceau H. 24,5 cm - L. 28,9 cm - P. 17,4 cm AL-EJ Provenance : Probablement le bronze exposé en 1834 à l'Exposition des produits de l'industrie française ; vente du fonds de la fabrique de MM Soyer et Ingé, le 14, 15 et 16 octobre 1841, lot 45 OEuvres en rapport : - Antoine-Denis Chaudet (1763-1810), Paul et Virginie, 1801, plâtre, 27 x 19,5 x 29,5 cm, Sèvres-Cité de la Céramique, n°inv.Casier 451 - Antoine-Denis Chaudet (1763-1810), Paul et Virginie au berceau, 1802, marbre, 22,5 x 29 x 18 cm, Paris, collection particulière. - Antoine-Denis Chaudet (1763-1810), Paul et Virginie, terre cuite,mentionnée dans le vente après décès du chevalier Ferréol Bonnemaison organisée par Maitre Lacoste, du 8 au 16 avril 1827, lot 193. - Jeanne-Élisabeth Chaudet (1767-1832), Enfant endormi dans un berceau sous la garde d'un chien courageux qui vient de tuer près de lui une énorme vipère, 1801, huile sur toile, 114 x 134 cm, Paris, Musée du Louvre, RF 706 . Littérature en rapport : -CP Landon, Précis historique des productions des arts, peinture, sculpture, architecture et gravure, tome 1, Paris, imprimerie Didot, 1801, p.27 et p.151, p.360; -C.P.Landon, Nouvelle des arts peintures, sculptures, architecture et gravure, tome second, Société des amis des arts, Paris, impremrie Migneret, an XI, 1802, p.84; - Journal des débats du 30 mai 1834, Exposition des produits de l'industrie, pavillon n°4; - Catalogue des bronzes d'art, de cabinet et d'ameublement, dont la vente aura lieu en vertu d'un Jugement du Tribunal de Commerce de Paris, rue des Jeuneurs , 16. le 20, 21, 22,23 et 24 juillet 1841par Me Debergue, avocat, commissaire-priseur rue Saint-Fiacre, 5, Paris, imprimerie Maulde et Renou, 1841, n°11, -Catalogue des modèles de pendules, candélabres, groupes, statuettes et objets divers dépendant de la fabrique de MM Soyer et Ingé, le 14, 15, 16 octobre, par Me Debergue, avocat, commissaire-priseur rue Saint-Fiacre, 5, Paris, imprimerie Maulde et Renou, 1841, n°45;-Ss dir. T. Préaud et G. Scherf, La Manufacture des Lumières. La sculpture à Sèvres de Louis XV à la Révolution, Cat.Exp. tenu du 16 septembre 2015 au 18 janvier 2016, édition Faton, 2016, n°259 p.273; -S. Deschamps-Tan et Come Fabre , Sage comme une image, L'enfance dans l'œil des artistes (1790-1850) , catalogue de l'exposition tenue au Mans, musée de Tessé, du 14 février au 8 juin 2025, puis à Bordeaux, au MusBA, du 10 juillet au 3 novembre 2025, Paris, Lienart, 2025; cat.3 et cat.5 Ce rare bronze signé 'Chodet' illustre un aspect moins connu de l'oeuvre du célèbre sculpteur néoclassique Antoine-Denis Chaudet. Reconnu comme l'un des sculpteurs of􀏐iciels de Napoléon et auteur des bustes impériaux diffusés dans tout l'Empire, il se révèle ici artiste de l'intime, en réalisant une scène d'une grande tendresse liée à sa vie personnelle. Intitulée of􀏐iciellement Paul et Virginie au berceau, l'oeuvre représente deux enfants nus endormis - un garçon et une 􀏐illette - serrés l'un contre l'autre dans un couf􀏐in d'osier dans un geste d'amour et de protection mutuelle. Au pied du couf􀏐in repose un chien assoupi. De cette scène émane une paix mélancolique où l'innocence se mêle à une dimension quasi funéraire. Le titre, emprunté au célèbre roman de Bernardin de Saint-Pierre (1788) très à la mode à l'époque, transforme une scène douloureusement personnelle en symbole universel de l'enfance idéale. Antoine-Denis et son épouse, la peintre Jeanne-Élisabeth Chaudet, perdirent leurs deux 􀏐illettes en bas âge : Amitié Sincère, née en 1794, et Jeanne-Élisabeth, morte quelques jours après sa naissance. Cette perte indicible transparait avec pudeur dans l'œuvre du couple qui sublime leur deuil en créations artistiques dans un dialogue fécond entre sculpture et peinture. L'œuvre fait directement écho au tableau de Jeanne-Élisabeth exposé au Salon de 1801, Enfant endormi dans un berceau sous la garde d'un chien courageux qui vient de tuer près de lui une énorme vipère. Là où la peintre introduit tension dramatique, danger et inéluctabilité d'une 􀏐in tragique, le sculpteur propose apaisement et éternité : le chien, rassuré, s'est endormi à son tour. L'exposition en 2025 Sage comme une image ? a permis pour la première fois depuis des décennies de réunir le marbre original et le tableau de Jeanne-Élisabeth, dans un face-à-face poignant de deux sensibilités conjuguées face à l'indicible deuil personnel. Présenté en plâtre au Salon dès 1795, le modèle de Paul et Virginie d'Antoine-Denis Chaudet est immédiatement commandé en marbre par la So
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