[Aude/Belpech] Fort lot de correspondance des frères Marius - Lot 222

Lot n° 222
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[Aude/Belpech] Fort lot de correspondance des frères Marius - Lot 222
[Aude/Belpech] Fort lot de correspondance des frères Marius et Charles Rivals, fonctionnaires : plusieurs centaines de lettres avec nombreuses marques postales. On joint quelques actes notariés, lettre de change, factures, abonnement au théâtre de Carcassonne, extrait de feuillet de matrice cadastrale, etc. 1826-1869 Victor, fils de Jacques Rivals, agent d'affaires et de Marguerite Estribaud, commence sa carrière comme employé à la préfecture de Carcassonne vers 1826 et réside au 88 Rue Royale. Il s'installe à Trémoulet, petit village d'Ariège située à 5 km de Belpech et devient maire de la commune. En 1839, on propose à Victor un poste de sous-chef à la préfecture en remplacement de Sériès qui souffre de rhumatismes aigus dont il ne peut se relever. Victor refuse, prétextant qu'il doit gérer le domaine de 72 ha qu'il possède avec son frère au mas d'Engouzens à Belpech et que « trouver un fermier capable et offrant des garanties est aussi difficile à trouver que la pierre philosophale ». Sa véritable ambition est en fait de devenir notaire. Il candidate en sollicitant l'appui de Benjamin Barthélémy Dejean, député du collège électoral de Castelnaudary, mais en cachant à ce dernier qu'il n'a pas les qualifications requises. Le 4 mai 1840, le Conseil d'Etat informe Dejean que son poulain n'a jamais effectué le stage préalable qu'il est censé faire chez un notaire et qu'il a fourni un certificat de complaisance. Paul Boudet qui est alors secrétaire général du Ministre de la Justice et des Cultes s'exprime en ces termes : « cet acte a paru d'autant plus répréhensible qu'en sa qualité de maire, M. Rivals devait connaitre mieux que personne le danger d'une attestation mensongère et le titre dont il était revêtu devait lui défendre l'emploi de semblables moyens ». Le 10 mai, Tholosé, procureur du Roi à Castelnaudary, informe le maire de Trémoulet que le Garde des Sceaux rejette définitivement sa demande pour avoir trompé l'administration au moyen de ce certificat mensonger. Son frère Charles commence lui aussi sa carrière dans l'administration. En 1837, il est percepteur à Belpech. Mais, ambitieux comme son frère, il souhaiterait une « recette particulière ». A la recherche d'appuis politiques, il s'engage auprès de Dejean l'année de son élection à la députation. Poulaille, sous-préfet de Castelnaudary, le remercie d'ailleurs dans une lettre pour sa contribution à ce succès électoral. Aussitôt, Charles Rivals harcèle le parlementaire pour que celui-ci lui obtienne la promotion tant espérée. Le député répond par plusieurs lettres (7 janvier 1838, le 8 mars, le 13 mai, etc.) dans lesquelles il répète que les promotions sont rares, réservées à des fonctionnaires qui se sont particulièrement signalés, que le ministère croule sous les demandes et que son crédit en tant que député est nul. L'année suivante, l'administration envoie au percepteur de Belpech un inspecteur général des finances qui relève des irrégularités dans la gestion de sa perception et le sanctionne. Outré par la mesure disciplinaire prise contre lui et qu'il considère comme politique, Charles Rivals s'en ouvre au député Dejean dans plusieurs lettres dans lesquelles il se justifie et sollicite une mutation à Sigean ou à Toulouse. Charles quitte la perception de Belpech en 1846 et s'installe à Engouzens. Il s'engage la même année dans la bataille électorale aux côtés du comte Dejean et contre l'avocat Tolosé, celui-là même qui s'était opposé à son frère quand il était prétendant à l'office de notaire. Victor lui, s'installe à Toulouse en 1846 au n° 8 rue du Poids de l'Huile. Ayant quitté l'administration, il gère la société Rivals frères. Cette dernière perdra beaucoup d'argent suite à un procès qui les opposera à plusieurs débiteurs. Victor et Charles gagneront ce procès, mais il se terminera en 1850 par la faillite d'un des débiteurs, un certain Cassagne, marchand de bois à Toulouse. Victor Rivals semble avoir laissé de bons souvenirs à la préfecture de Carcassonne car le 8 juin 1850, un de ses anciens collègues le prévient de son départ en retraite et lui avoue qu'il le verrait volontiers prendre sa succession. Le préfet Dugué consentirait peut-être même à lui confier le poste de secrétaire général. Les lettres ne parlent pas d'un refus quelconque, en revanche il y est toujours question du souhait de Victor de devenir notaire et il faut les efforts conjugués de ses cousins Abrial et Bellemanière pour l'en dissuader. Pour leurs vieux jours, les deux frères Charles et Victor, restés célibataires, quittent le domaine d'Engouzens et s'installent dans un immeuble rue de la Grille à Carcassonne. Charles décède le 14 novembre 1864 dans son domicile au 14 rue Saint-Vincent. Il a 66 ans, est célibataire et sont témoins Jacques Bellemanière et le carillonneur Jacques Joulia. Victor décède le 2
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