[Aude/militaria] Fort lot de correspondance de la famille Es - Lot 209

Lot n° 209
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[Aude/militaria] Fort lot de correspondance de la famille Es - Lot 209
[Aude/militaria] Fort lot de correspondance de la famille Escoupérié, militaires de carrière 1836-1917 Jean-Baptiste Escoupérié fait une carrière de militaire dans la gendarmerie à Narbonne et épouse Jeanne Chama. A son départ en retraite en 1853, Jean-Baptiste achète une maison à Conques dans laquelle il fait d'importants travaux. Il s'installe là avec son épouse et décède le 14 mars 1857. Jacques Bellemanière, parent de la famille et chirurgien en chef à l'hospice de Carcassonne, fait le récit le 28 mars des circonstances du décès du gendarme. Sa veuve fait écrire sur la tombe de son mari : « souvenir d'amour pour Jean-Baptiste Escoupérié, le plus regretté des époux et père, chevalier de la Légion d'Honneur, capitaine de gendarmerie en retraite décédé dans sa 59e année le 14 mars 1857. Priez pour lui ». Jean-Baptiste et Jeanne ont un fils, Marius qui fait une carrière militaire au 6e escadron du 1er Hussard. Ce dernier se plaint fréquemment dans ses lettres de la lenteur des promotions et avancements de grades. C'est peut-être ce qui a motivé son père à lui trouver une autre voie : dans une lettre datée du 26 novembre 1853, Jean-Baptiste s'adresse à Victor Rivals, son parent, lui disant que sa femme et lui verraient « avec plaisir que Marius devint notaire ». Aussi, si Victor pouvait être nommé notaire, « nous serions au comble de nos désirs, attendu que nous sommes persuadés d'avance que lorsque notre fils aurait atteint l'âge de la régir [l'étude], vous la lui céderiez. » Et Marius de ponctuer cette demande à son oncle de lettres de vœux pour le moins obséquieuses : « Je viens renouveler aujourd'hui les témoignages d'amour et de reconnaissance innés en mon cœur. Ces vains compliments prodigués le plus souvent et prononcés du bout des lèvres vous paraitront peut-être insipides, soyez cependant favorables aux souhaits que je forme pour vous, soyez persuadés que mon amour est vif et sincère. » Mais Victor ne sera jamais notaire et Marius Escoupérié continuera sa carrière au 1er Hussard. Il est nommé brigadier en 1857. On le charge du secrétariat du général. Dans une lettre qu'il adresse à sa mère le 1er janvier 1862, il ne peut cacher sa satisfaction : « j'ai été nommé fourrier au 6e escadron ; me voilà enfin parvenu au grade de sous-officier. Marius sera héritier universel de son oncle Jacques Marie Rose Bellemanière. La succession donnera lieu à quelques chicanes, notamment avec un certain Xavier Bellemanière qui, le 13 janvier 1872, lui réclame 2.000 francs en sa qualité d'héritier du médecin : « je te prie donc de me les payer le plus tôt possible. Il est inutile que tu viennes me répéter les raisonnements absurdes que tu m'as tenu hier soir. Tu dois comprendre que je ne suis pas en position de te faire cadeau de 2.000 francs ». MLL
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