[Aude/Carcassonne/Chirurgie] Archives personnelles et profes - Lot 208

Lot n° 208
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[Aude/Carcassonne/Chirurgie] Archives personnelles et profes - Lot 208
[Aude/Carcassonne/Chirurgie] Archives personnelles et professionnelles de Jacques Rose Marie Bellemanière, chirurgien en chef de l'hospice de Carcassonne : acte de remplacement militaire, arrêtés de nomination, de démission et de promotion, procédure judiciaire, factures, lettre de change, recette domestique, correspondance avec marques postales, cours de botanique (manuscrit de 54 feuillets) ; rapport de consultation sur une tumeur à l'utérus par Jacques-Mathieu Delpech, chirurgien de Toulouse, dossier médical de Mme de Laur née de Blomad à Carcassonne, projet de rapport sur la vaccination antivariolique (cahier manuscrit), notes de chirurgie clinique extraites des cours de Jacques-Mathieu Delpech, de Joseph Claude Anthelme Récamier et de la Revue médicale, registre de la vaccination antivariolique, dossiers sur la gestion et les travaux de sa maison de Carcassonne et de son domaine d'El Achour en Algérie 1819-1867 Jacques Marie Rose Bellemanière nait à Alzonne le 16 floréal an IV, fils de Jean et de Victoire Rivals. De la classe 1816, il est tiré au sort et choisit de se faire remplacer. L'acte de remplacement est passé le 5 janvier 1819 avec Jean-Marie Sénat de Saint-Lézer (canton de Vic dans les Hautes-Pyrénées). Il fait des études de médecine. On le nomme chirurgien surnuméraire à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris le 28 mai 1823, puis chirurgien sous-aide à l'hôpital militaire de Dunkerque 1 mois plus tard. Mais il démissionne de ce poste le 9 juillet de la même année pour retourner à Carcassonne où il exerce la médecine. Il collabore notamment avec les autorités judiciaires qui le chargent de visiter les victimes de coups et blessures et de rédiger les rapports. Le 24 septembre 1828, il apprend que le préfet doit lui remettre une médaille d'argent en récompense des services rendus pour les opérations de vaccination. Le 31 juillet 1834 il est nommé chirurgien en second à l'hospice de Carcassonne et deviendra chirurgien en chef le 26 mai 1854. Durant sa carrière à Carcassonne, il est membre du jury médical du département de l'Aude et médecin des prisons. Il démissionne de ce poste le 15 octobre 1838 à la suite d'une querelle qui l'oppose au préfet Roulleaux-Dugage. Ce dernier lui reprochait d'avoir accordé des certificats de complaisance, permettant à 3 détenues de voyager dans une voiture alors qu'elles pouvaient se déplacer à pied. Les rapports entre le préfet et Bellemanière semblent toujours aussi tendus l'année suivante. Le 14 juin 1839, le représentant de l'Etat rappelle le médecin à l'ordre, ce dernier ayant refusé sans motifs de siéger à la commission d'examen des sage-femmes. En janvier 1843, il consulte son confrère le docteur Trousseau qui, à distance, lui diagnostique un phlegmon chronique de la muqueuse du larynx et lui conseille d'inhaler matin et soir de l'arséniate de potassium. Si Trousseau considère ce traitement simple, facile et innocent, les sels d'arsenic sont aujourd'hui considérés comme hautement toxiques. Jacques Bellemanière possède une propriété située à proximité du pont de Tourtel et qui longe le chemin de la Plaine Saint-Nazaire. Il fait clore son jardin potager en mars 1849 et la mairie l'autorise à faire réaliser une conduite d'eau prise sur le système d'alimentation de l'auge située au bastion de Figuère. Suivant la mode de l'époque, Bellemanière investit ses actifs dans les colonies en accordant le 17 avril 1847 à un certain Marc Guillaume Duverger et à sa femme, propriétaires et cultivateurs à El Achour près d'Alger, un prêt de 12.000 francs hypothéqué sur leur domaine de 36 hectares. La somme doit servir aux époux Duverger à rembourser 11 créances. Mais dès le 1er août, le médecin peine à se faire payer ses intérêts. Il charge un certain Abrial, huissier à Alger, du rappel des arrérages et d'effectuer une visite du domaine pour s'assurer de sa valeur et de sa bonne gestion par les époux Duverger. Bellemanière donne pouvoir à Abrial pour faire saisir le domaine d'El Achour. Le commandement de saisie-arrêt est fait le 27 octobre et le jugement est rendu en défaveur des époux Duverger le 27 janvier 1848. Bellemanière sait qu'il a 6 mois pour le faire exécuter, sachant que son homme d'affaires Abrial vient de décéder de la dysenterie au mois de février. Mais un rapport accablant sur la propriété montre que sa valeur a été largement surestimée par les Duverger, que l'essentiel des terres sont situées sur des collines arides et que les cultures d'autrefois ont laissé place à la friche. De plus, les propriétés immobilières des colonies ont fait l'objet d'un agiotage qui a eu pour conséquence une crise financière épouvantable paralysant les affaires. L'auteur affirme que les propriétés rurales n'ont plus aujourd'hui aucune valeur vénale ; personne ne veut acheter. De toutes façons, la situation est telle que les expropri
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