[GIACOMELLI, Hector]. DUMAS Fils, Alexandre (1824-1895). - Lot 167

Lot n° 167
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Estimation :
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[GIACOMELLI, Hector]. DUMAS Fils, Alexandre (1824-1895). - Lot 167
[GIACOMELLI, Hector]. DUMAS Fils, Alexandre (1824-1895). Très importante correspondance d'environ 140 lettres et cartes autographes signées d'Alexandre Dumas fils et sa femme Henriette, adressée à l'aquarelliste et graveur Hector GIACOMELLI (1822-1904). Enveloppes en très grande partie conservées. Longue et belle conversation inédite, durant plus de 13 ans. Le dernier courrier a été envoyé par Dumas dix jours avant sa mort. -121 lettres et cartes autographes signées d'Alexandre Dumas Fils à Hector Giacomelli. 16 novembre 1882 - 13 novembre 1895 (cachets postaux). Environ 350 pages in-8 ou in-12 oblong. Importante et très longue correspondance amicale et professionnelle dont on ne citera que quelques extraits. Dumas Fils y évoque nombre de ses contemporains, écrivains, artistes, évènements, etc ; sa vie personnelles, ses œuvres et notamment La Dame aux Camélias & Sarah Bernhardt, La Route de Thèbes, La Princesse de Bagdad, mort de Meissonnier, exposition à Chicago, etc. A propos de La Débâcle d'Émile Zola, fraîchement paru « Je suis en train de lire La Débâcle. Le commencement est dur. J'ai déjà avancé cent pages d'une digestion difficile, mais Les Débats disent ce matin que c'est un chef d'œuvre ; continuons. Cependant je n'ai jamais vu de chef d'œuvre commencer par cent pages ennuyeuses […] c'est sur ce livre là que je compte m'appuyer pour faire rentrer l'auteur à l'Académie. […] C'est à moi qu'il doit les dix voix qu'il a eues l'autre jour. Là-dessus parlons affaire. Voici les prix de nos toiles. Rouges gorges 430. […] Mallet 140. Greuze 365. 1215. Je ne parle pas du portrait de Made Vigée […] accroché en pendant au portrait de ? par Chardin […] ». Il donne les prix, évoque des cadres, un pastel de Jean-Baptiste Perronneau, etc. (Juillet 1892). Le courrier suivant (14 août 1892, 12 pp.) contient une longue critique de Zola et de son style : « […] vous me parlez de La Débâcle dont la lecture vous a laissé comme un cauchemar dans l'âme. Pourquoi écrire des livres qui donnent le cauchemar ? Pourquoi les lire ? J'ai essayé de lire celui-là […] cet homme [Zola] a dans le cerveau certaines lentilles qui lui font voir certaines choses sous une certaine couleur et sous un certain angle, en grossissant toujours ces choses outre mesure, mais il ne restera pas une œuvre entière de lui. L'Assommoir demeura comme une curiosité, non comme un chef d'œuvre. Chose curieuse. Des livres de cet auteur qui décrit tant de malpropretés inutiles on extraira des monceaux de style […]. Je n'en crois pas moins que ce livre où il y a moins de merde, de foutre et de sacré nom de Dieu que dans les autres, bien que « sales cochons » y reviennent encore trop souvent, je crois que ce livre a mis l'auteur en meilleure posture pour quelques uns de mes confrères de l'Académie […] ». « […] vous m'avez apporté ces superbes aquarelles. Vous êtes l'homme le plus gentil du monde […]. Vous me direz mon gaillard que vous faites ces choses là sans peine. J'étais à ma répétition et ce n'est qu'en rentrant […] que j'ai trouvé l'oiseau mort et l'oiseau vivant ». « […] Quand il fera beau, venez retrouver le nain jaune, du bord de la mer. J'ai acheté hier une signature de Molière. 2500 francs ! […] J'ai pensé à vous pendant cette orgie […] ». (20 ? 1884). Etc. Dense, à étudier. -33 lettres et cartes d'Henriette Alexandre Dumas à Giacomelli. Environ 118 pages in-8 ou in-12 oblong. 1885 à 1900 et s.d. Majoritairement sur papier de deuil -2 L.A.S. et une C.V.A. de Colette Lippmann, fille d'Alexandre Dumas fils. MLL
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