Cimier Anyang/Ekoi, Nigéria - Lot 66

Lot n° 66
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Estimation :
1000 - 1500 EUR
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Résultat : 750EUR
Cimier Anyang/Ekoi, Nigéria - Lot 66
Cimier Anyang/Ekoi, Nigéria Fin du XIXème - début du XXème siècle Bois, cuir H. 26,5 cm Provenance : Collection Carlo Monzino, Italie « Avec leur réalisme austère, voire démoniaque, ils constituent un bastion de l'art naturaliste », déclarait Elsy Leuzinger à propos des masques Ekoi, tandis que Boris de Rachewiltz était frappé par leurs « expressions dures et cruelles qui évoquent les forces naturelles les plus brutales. » Si les créations de ce peuple, vivant dans la région forestière de la Cross River, entre le Nigeria et le Cameroun, sont si singulières, c'est que la pratique consistant à recouvrir de peau un masque sculpté en bois est unique et n'existe nulle part ailleurs dans le monde. Ce beau masque cimier surprend par la « stupéfiante tranquillité » qu'il dégage. A l'expression effrayante de naturalisme de la bouche, entrouverte sur des rangées de dents limées, s'oppose une certaine douceur dans le regard, rendue par le traitement des yeux taillés à l'oblique et des sourcils tombants, conférant presque une impression de tristesse à l'effigie. La patine aux nuances chaudes, couleur caramel de la peau tendue est magnifiée par la présence, au niveau du cou, de belles marques corporelles annelées peintes à la manière d'un tatouage, ainsi que de rangées verticales de chéloïdes sculptées en relief sur les tempes. Ces motifs, dont la signification reste obscure, seraient liés à une ancienne écriture secrète nommée nsibidi, de la secte des « hommes-léopards » Ngbe. Ces masques, appartenant à des sociétés initiatiques, étaient portés traditionnellement à l'occasion de rituels par des danseurs accompagnés d'instruments de musique et de danses.
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