Masque heaume Bundu ou Sowei de la société secrète féminine - Lot 36

Lot n° 36
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Estimation :
1200 - 2000 EUR
Masque heaume Bundu ou Sowei de la société secrète féminine - Lot 36
Masque heaume Bundu ou Sowei de la société secrète féminine Sandé, Mende, Sierra Leone Première moitié du XXème siècle Bois, pigments H. 38 cm Le peuple Mendé installé en Sierra Leone en bordure du Libéria et de la Guinée Conakry, est descendant des anciens Mani, il est l'un des peuples mandigues constitutifs de l'ancien empire du Mali. En 1978, Ruth B. Philips, dans son étude ethnographique explique le rituel d'initiation des jeunes filles au sein de la société secrète féminine Sande. Le rituel secret Sande, se déroulait en brousse, il avait pour but d'éduquer la jeune femme, de la préparer à sa vie future, en lui inculquant les valeurs sociales de la communauté : la modestie, la diligence, le respect de leur ainé, mais également en leur dispensant un enseignement domestique pour leur rôle de future mère et épouse. Selon Alldridge, en 1901, la hiérarchie de la société Sande, pendant de la société masculine poro, serait composée de trois niveaux. Durant les cérémonies, les femmes portaient des masques heaume bundu voués à incarner et représenter la femme idéale. Suggérant les esprits propices à la fécondité, ces masques n'étaient exclusivement portés que par des femmes plus âgées ayant déjà atteint le plus haut degré de la société hiérarchisée. Présentant les caractéristiques typologiques classiques des masques bundu, les traits de notre exemplaire sont d'une grande finesse. Les yeux en amandes étirés et délicatement clos sont magnifiés par de petites scarifications s'étendant sur les tempes et un savant jeu de plans, entre le front et les arcades sourcilières bombés et le regard en léger retrait. Nez fin, lèvres naturalistes ourlées esquissant un léger sourire. Les joues rebondies répondent au mouvement des formes ourlées de son cou, signifiant des rangées de colliers. La coiffe est élaborée, les cheveux signifiés par des rangées de striures suggérant qu'ils soient nattés puis ramenés en chignon au-dessus de la tête, s'achevant en pointe. La patine d'un noir profond et brillante par endroit atteste de son usage traditionnel, ces masques étaient souvent noircis à l'aide de feuilles décomposées, puis recouverts d'huile afin d'obtenir une patine sombre et parfois luisante, comme ici.
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