DE BAECQUE & Associés annonce la vente aux enchères de la collection d’art africain de l’artiste Armand Avril. Réunie dans sa maison atelier de Cotignac au fil des décennies, cette collection singulière — composée de près de 550 pièces — témoigne de son regard joyeux, libre, curieux et de son goût insatiable pour l’accumulation.
Né à Lyon en 1926, Armand Avril découvre sa vocation artistique après la Seconde Guerre mondiale. Initié à l’art, à la peinture et à l’art africain par son père qui était membre de l’avantgarde artistique Lyonnaise des années 1930, il est néanmoins autodidacte.
Après une jeunesse de rugbyman, il développe une œuvre singulière, saluée dès ses débuts par le galeriste Paul Gauzit, qui y voyait déjà une création « marquée par les arts primitifs, intemporelle ». Le critique Jean-Jacques Lerrant écrivait qu’Avril rendait « au bois, au liège, plus que leur noblesse, leur bizarrerie ». Aujourd’hui, les œuvres d’Armand Avril figurent dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Lyon, où elles sont présentées dans le parcours consacré aux Modernes et dans les meilleures collections privées, comme chez le regretté Jacques Gairard ou encore chez Antoine de Galbert.
Curieux insatiable, enthousiaste et collectionneur infatigable, Armand Avril a fait de l’accumulation un véritable art de vivre. Dans ses œuvres comme dans sa collection, ilassemblait, associait et faisait dialoguer les objets avec une liberté joyeuse et une imagination sans cesse renouvelée.
Connu pour ses compositions foisonnantes réalisées à partir de bois, de liège, de bouchons, de pinces à linge et d’objets du quotidien, Armand Avril a également réuni au fil des décennies une importante collection d’art africain, il vivait ainsi dans sa maison atelier de Cotignac entouré de tout ces objets qui formaient un véritable dédale où il accueillait volontiers les amis collectionneurs. A l’art tribal, il mêlait volontiers les collections issues de son père, dont des meubles de Alvar Aalto édités par Marcel Michaud dans les années 1930 et les œuvres des avants-garde lyonnaises d’avant-guerre et des amis artistes (cette partie des collections sera présentée aux enchères dans notre prochaine vente dédiée au XXème siècle à l’automne prochain).
Notre
visite virtuelle permet d’expérimenter de façon immersive, la visite de cet « antre » de l’artiste qui a fasciné tous amis collectionneurs et visiteurs occasionnels en restituant une visite immersive (disponible sur notre site internet et sur demande).
Cette première vacation est donc consacrée à la collection d’Art tribal, ou d’Art Premier. C’est durant près d’un siècle qu’Armand Avril aura arpenté notre planète. Entre la ville de Lyon où il est né et le beau village de Cotignac, dans le Var, où il terminera sa vie; il n’aura cessé de nourrir son appétit artistique des autres cultures qu’il aura croisées.
Ses rencontres, il les fera tout d’abord grâce à son père au travers des musées puis de la « chine » sur les marchés aux puces, les foires, les marchands d’antiquités, les maisons de ventes et même lors de voyages lointains. Ces vingt dernières années, il allait ainsi en Afrique ou en Asie avec ses amis les galeristes Paul Gauzit ou Pierre Robin pour découvrir et acheter directement à la source des quantités phénoménales de masques Bozo ou autres fétiches dont la puissance rituelle, la fantaisie et les couleurs joyeuses le réjouissait. Il était un acheteur compulsif.
En parfaite harmonie avec son art, il a ainsi constitué une importante collection « d’art tribal »ou « d’arts premiers », pour ne pas dire une accumulation d’objets de cultures et d’horizons les plus divers : d’Afrique, très riches en couleurs, d’Océanie et d’Indonésie avec des pièces de qualité, imposantes et rares sur le marché, mais aussi d’Amérique du Sud, d’Europe et du bassin méditerranéen...
Plus qu’un collectionneur érudit, il était un regardeur passionné, sensible à la force des formes, à la présence des matières et à la charge symbolique des objets. L’art africain le fascinait par ses rituels, ses mystères religieux et la puissance expressive de ses sculptures et de ses masques. Il y retrouvait une dimension intemporelle, à la fois sacrée et profondément humaine, qui entrait en résonance avec son propre univers.
La gaieté et la vivacité des masques Bozo ont peut-être aussi nourri l’inspiration des œuvres vivement colorées qu’il réalise à la fin de sa vie. La collection qu’il a constituée prolonge ce même regard libre, généreux et poétique : celui d’un artiste pour qui chaque objet était porteur de mystère, de mémoire et d’émerveillement.
WAPO CREEK GOLF DE PAPOUSASIE NOUVELLE-GUINEE
Important masque Keweke en écorce de palmier
Estimation : 5 000 - 7 000 €
ASMAT IRIAN JAYA INDONESIE
Grand poteau funéraire en bois
Estimation : 4 000 - 6 000 €
YAKA SUKU REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Important masque d’initiation Nkanda
Estimation : 2 500 - 3 000 €
Les sculptures seront dispersées à Lyon, ville d’origine de l’artiste, le vendredi 26 juin prochain.
INFORMATIONS SUR LA VENTE
COLLECTION ARMAND AVRIL - LA PASSION AFRICAINEVendredi 26 juin 2026 - 10h & 14h
Exposition publique :Mercredi 24 juin de 14h à 18h
Jeudi 25 juin de 09h à 12h et de 14h à 18h
Responsable de la vente :Mathilde CHAHED
Renseignements : lyon@debaecque.fr
| | Collection Armand Avril - La passion africaine
vendredi 26 juin 2026 10:00
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